Une drôle de petite sœur - Étienne Dastou
Étienne Dastou

Étudiant en théologie, la quête de ma spiritualité n’est pas mon unique passion: je suis aussi un grand fan de la technologie. C’est pourquoi – en plus de mes études - j’agis aussi comme programmeur à temps partiel dans une agence. C’est une façon pour moi d’être en contact avec le futur. Dans ce blogue, vous aurez sûrement l’occasion de me lire: parlant de mon travail ou de ces livres interminables que je suis en train d’apprendre.

Une drôle de petite sœur

Une drôle de petite sœur - Étienne Dastou

J’avais eu la chance, à un moment donné, d’avoir eu une colocataire infirmière. Elle travaillait la nuit, je travaillais le jour, et tout allait très bien ainsi. On ne se voyait qu’au moment du déjeuner, lorsque je me levais et qu’elle rentrait de sa nuit, et inversement, quand j’avais fini ma journée et qu’elle se préparait pour partir travailler dans son hôpital. Tout était parfait, jusqu’au jour où elle décida de ramener une autre colocataire pour alléger le loyer. En fait, il s’agissait de sa sœur, qui avait décidé de faire comme la grande de se trouver un emploi d’infirmière dans le même hôpital. Je pensais au début, que ça allait être aussi simple qu’avec une seule. Je me trompais lourdement.

Le premier jour, en rentrant, je trouvais la petite sœur dans mon lit, dormant à poings fermés. Quand elle se réveilla, obligé d’aller avec sa sœur au travail, elle rouspéta très fort, surtout parce que je ne voulais pas partager mon lit pendant mon absence. Je trouvais qu’elle avait du front de parler comme elle le faisait. Mais je ne disais rien. Elle venait d’arriver. Je m’entendais très bien avec sa grande sœur. Il n’était pas question de tout gâcher à cause d’elle. Le lendemain à mon réveil, elle était déjà revenue. Elle avait sorti presque tout le frigo sur la table et s’empiffrait comme un cochon. Au moment où je voulus prendre mon déjeuner, il n’y avait plus de céréales, plus de pain, plus rien du tout. Je lui demandais une explication. Elle explosa dans une colère qu’il m’avait été rarement donné de voir. Je partis ce jour-là, d’un mauvais pied pour le travail.

En rentrant, je la retrouvais une deuxième fois dormant dans mon lit, habillée de mon peignoir de bain, une serviette autour de la tête. J’attendais que sa sœur rentre, pour avoir une discussion avec elle. Celle-ci, me dit très bien connaître sa sœur. Effectivement, c’est une sans-gêne ! Me dit-elle. Pour l’instant, elle avait besoin de l’encadrer pour la pousser à garder le plus longtemps son boulot pour qu’elle puisse repartir sans entrave. Les parents avaient demandé à la grande de veiller sur la petite de sorte que celle-ci ne s’égare pas trop. Je comprenais la responsabilité de la grande envers la petite. Je ne me voyais pas trop lui alourdir la tâche, sachant que je savais ce que j’avais gagné de la connaître en tant que colocataire. Je prenais sur moi, tout en espérant au fond de moi, qu’en tant qu’infirmière, j’espérais que la petite avait un peu plus de respect envers son métier.