Quand le hasard fait parfois bien les choses - Étienne Dastou
Étienne Dastou

Étudiant en théologie, la quête de ma spiritualité n’est pas mon unique passion: je suis aussi un grand fan de la technologie. C’est pourquoi – en plus de mes études - j’agis aussi comme programmeur à temps partiel dans une agence. C’est une façon pour moi d’être en contact avec le futur. Dans ce blogue, vous aurez sûrement l’occasion de me lire: parlant de mon travail ou de ces livres interminables que je suis en train d’apprendre.

Quand le hasard fait parfois bien les choses

Quand le hasard fait parfois bien les choses - Étienne Dastou

J’arrivais dans un hôtel, très tard le soir, après avoir fait plusieurs heures de route. Je louais une chambre, et demandais à l’accueil à ce que l’on me réveille à sept heures du matin, pour pouvoir repartir au plus vite. Lorsque je descendais pour prendre mon déjeuner, il y avait déjà 50 personnes dans la salle. Une conférence allait avoir lieu quelques heures plus tard, dans une salle de cet hôtel louée pour l’occasion. Lorsque je demandais quel en était le sujet à mon camarade de table, j’apprenais qu’il s’agissait de parler de divers traitements et particulièrement de traiter les varices au laser. Je ne savais pas à ce moment-là que cela eut été possible. Je ne savais comment on pouvait pratiquer cette intervention. On m’invitait à la conférence, pour voir quelques diapositives et quelques vidéos explicatives. Je ne savais pas trop si je devais y aller, car j’avais tendance à ne pas trop supporter la vue du sang. Mais comme j’avais une mère qui souffrait de ses varices, je pensais qu’il serait plutôt intelligent de ma part d’en savoir plus pour pouvoir lui en faire part.

Après les premières diapositives et les explications de quelques médecins, je commençais à me sentir mal. Lorsque l’on passa les premières minutes de la première vidéo, je courais directement dans les toilettes, pour rendre tout le déjeuner du matin. Il y a des gens comme moi, qui ne peuvent pas voir ce genre de choses. Heureusement qu’il y en a d’autres beaucoup plus courageux, qui sont capables d’aller fouiller dans le corps humain comme jamais je ne pourrais espérer le faire, même avec toute ma bonne volonté. Je prenais quelques prospectus en quittant l’hôtel, où étaient mentionnées les qualités du traitement au laser. Lorsque je les tendais à ma mère, elle s’était déjà renseignée sur cette possibilité, et ne savait pas encore si c’était celle-ci qu’elle devait choisir. Je prenais encore quelque temps pour me renseigner avant de l’aider à prendre une décision intelligente. Elle partait un matin sans nous avoir avertis pour aller dans un hôpital, où il était possible de se faire traiter ses traitement des varices. Elle revenait deux jours plus tard en estimant avoir fait le meilleur choix. Au bout de quelques mois, elle ne regrette toujours pas de l’avoir fait. Je rappelais mon camarade de table de l’hôtel qui m’avait donné sa carte pour le remercier de m’avoir donné une indication qui avait servi à soigner ma mère.