Ma première maison - Étienne Dastou
Étienne Dastou

Étudiant en théologie, la quête de ma spiritualité n’est pas mon unique passion: je suis aussi un grand fan de la technologie. C’est pourquoi – en plus de mes études - j’agis aussi comme programmeur à temps partiel dans une agence. C’est une façon pour moi d’être en contact avec le futur. Dans ce blogue, vous aurez sûrement l’occasion de me lire: parlant de mon travail ou de ces livres interminables que je suis en train d’apprendre.

Ma première maison

Ma première maison - Étienne Dastou

La seule bonne affaire que j’ai faite de toute ma vie, aura été l’achat de ma maison. Je l’avais acheté par système d’enchères, sans l’avoir vu auparavant. C’était certainement le plus gros coup de poker que je faisais. Où je gagnais, ou je perdais tout. Je l’obtenais pour l’équivalent de 45 000 $. Après être allé chercher les clés, j’ouvrais la porte ce jour-là, en faisant une prière immense pour ne pas trouver derrière une ruine. Lorsque je rentrais, tout était sens dessus dessous. Je ne voyais même pas le sol, tellement il y avait de débris par terre. Les anciens locataires avaient certainement dû être obligés de partir très vite. De plus, la maison semblait avoir été visitée plusieurs fois. Je prenais mon courage à deux bras, et continuais à faire le tour de la maison. La cuisine avait été complètement saccagée. À l’étage supérieur, les chambres étaient grandes, mais en piteux état. Les salles de bains aussi. Je me disais que j’allais d’abord faire les premières réparations moi-même, et demander de l’aide à quelques amis avant de ramener un professionnel pour des choses beaucoup plus sérieuses.

Lorsque je jetais toutes les ordures, je me rendais compte que le sol était en parfait état, et qu’en plus, c’était un parquet qui valait son pesant d’or. Je mettais deux semaines à refaire tous les murs. Ce n’est qu’à ce moment-là que je me rendais compte qu’il n’y avait aucune porte. Je demandais de l’aide à quelques amis pour m’aider à faire les comptes pour la cuisine, la salle de bains, et les toilettes. Le montant me paraissait élevé par rapport à l’achat de la maison, mais comme j’avais l’intention de la revendre, je m’y pliais. Une fois les installations faites, j’y habitais pendant quelques jours avec quelques-uns de mes amis pour terminer les derniers travaux à faire. Cela faisait bizarre de vivre dans une maison où il n’y avait aucune porte. Lorsque mes parents me rendaient visite, ma mère apprécia particulièrement cette maison. Elle demanda à un magasin de Porte et fenetre Petite Nation, de venir faire un premier devis. J’avais beau lui dire de les appeler pour annuler le rendez-vous, elle refusait. Elle tenait absolument à ce que je garde cette maison pour moi, et que je ne la mette surtout pas en vente. Elle restait à peu près deux heures à m’expliquer que c’était la meilleure chose qui puisse m’arriver dans la vie. Avoir une maison très jeune sans emprunt. Elle avait raison.