Apprendre la yoga - Étienne Dastou
Étienne Dastou

Étudiant en théologie, la quête de ma spiritualité n’est pas mon unique passion: je suis aussi un grand fan de la technologie. C’est pourquoi – en plus de mes études - j’agis aussi comme programmeur à temps partiel dans une agence. C’est une façon pour moi d’être en contact avec le futur. Dans ce blogue, vous aurez sûrement l’occasion de me lire: parlant de mon travail ou de ces livres interminables que je suis en train d’apprendre.

Apprendre la yoga

Apprendre la yoga - Étienne Dastou

À force de m’entraîner, j’arrivais de nouveau à toucher par terre avec mes mains. C’est peut-être tout simple pour certains, mais, pour moi, l’exercice était impossible. C’était avant que je découvre le yoga. J’ai trouvé dans mon village, des cours avec un professeur fort sympathique. Je n’aurais jamais pensé que je retrouverais ma souplesse aussi rapidement. Adolescent, j’étais champion de gymnastique, un vrai acrobate. Je n’avais peur de rien. Mon corps souple et musclé, me portait à l’époque, dans tous mes mouvements.

Mais, après quelques années sans entraînement, je m’étais rouillé. J’avais lu dans un journal publié par une association de villageois, que des cours de relaxation et de yoga étaient proposés à la rentrée. Au début, je cherchais des annonces de rideau pour extérieur, ou encore pour une tondeuse à gazon. Mais mon œil tomba sur l’entrefilet qui vantait l’ouverture du cours. Cette idée me plaisait bien. Je me souvenais avec nostalgie de ma souplesse, et je souhaitais la retrouver. Ma femme me poussa aussi à aller m’inscrire. Au premier cours, je fus surpris de voir que des femmes et des hommes plus âgés que moi tenaient des postures longtemps, et avec le dos parfaitement droit, ou le corps arqué, ou encore les jambes en l’air, en chandelle, puis se baissaient en les basculant par-dessus tête, les genoux prêts du visage. Leur visage serein montrait qu’ils ne forçaient en rien.

Les noms des mouvements ou des postures étaient difficiles, au début du moins, à se souvenir. Mais, tout doucement, mon vocabulaire s’est étendu. J’ai lu une traduction des yogas sutras de Patanjali, une mine d’or pour qui veut avancer sur la voie du yoga. La thèse éponyme de Mircea Eliade m’avait permis de pénétrer plus avant les arcanes de cet art de vivre indien, vieux de milliers d’années.

Cette discipline du corps et de l’esprit m’ouvrit de nouvelles portes. Au fur et à mesure des cours, que je reprenais quotidiennement tout seul, je me perfectionnais. Je stupéfiais ma femme, qui s’y mit elle aussi. Tous deux, nous participons à présent à des stages, parfois très loin, à l’autre bout du monde. Nous avons un autre regard sur la vie, nous sentons qu’elle a pris un autre tournant. Sans gourou, nous avançons à notre rythme en approfondissant chaque jour nos connaissances. Je me dis toujours que si je n’avais pas regardé les petites annonces de mon journal local, je n’aurais peut-être jamais découvert toutes ces possibilités.